Le parcours d’une artiste

Le désir de créer

Michaela Gerlaud est née à Versailles en 1952. Élevée par ses grands-parents paternels au cœur de la Bourgogne, elle manifeste très jeune le désir de créer. Son grand-père, artisan ébéniste, lui apprend à travailler les matériaux tels le bois, l’osier, le jonc et à observer la nature. Sa grand-mère, ex-première main chez le couturier Jean Patou à Paris, lui confectionne des vêtements de princesse et la sensibilise aux harmonies des teintes et textures. Elle découvre le délicieux bruissement du taffetas, les mille reflets de la moire. Adolescente à Paris, elle côtoie un univers de formes et de couleurs, celui de sa mère, décoratrice d’intérieur. Michaela dessine et peint en musique, elle chante Barbara, Joan Baez, avec une amie comme elle du Lycée Racine. Puis elle étudie l’anglais à la Sorbonne et se passionne pour l’histoire de l’art en suivant assidûment les cours du soir de l’École du Louvre.

 

Une carrière de mannequin internationale et la passion de l’image

En 1971, elle s’envole pour la Californie. Séduite, elle décide de rester et étudie l’Art et le Design au Sacramento City College, réputé pour son département artistique. A San Francisco, la directrice du grand magasin I. Magnin’s lui propose de devenir « mannequin maison ». Elle accepte et rejoint les agences Grimmé à San Francisco et Wilhelmina à New-York. Sa vie de mannequin durera une quinzaine d’années… Elle se consacre à la peinture tout en voyageant pour son métier dans des pays exotiques aux couleurs tropicales, à la végétation luxuriante, aux lumières intenses, tels le Mexique, le Brésil, le Venezuela… Elle y puise son inspiration et se rapproche de ses peintres bien-aimés :  Manet, Matisse, Van Gogh...

Passionnée par l’image, à laquelle elle a contribué tant de fois, elle se lance dans la carrière de styliste free-lance à New-York en 1986. C’est elle qui maintenant habille les mannequins. Elle continue à travailler avec des photographes talentueux (Demarchelier, Horst...) et découvre Henry Clarke, célèbre photographe new-yorkais des années 50, qui influencera également sa peinture.

 

La peinture à Paris et une Médaille d’Or

En 1989, elle quitte New York et revient à ses racines. Michel-Henry, peintre contemporain, lui a proposé de travailler avec lui. Elle rapatrie ses toiles à Paris et se consacre pleinement à la peinture avec ce « Maître » dans l’atelier de l’artiste, anciennement celui de Chagall. Elle est éblouie par les teintes subtiles et séduite par la riche matière de ses toiles. Il écrira : « Parler de la vie, de la vie silencieuse, la vie au regard de feu, c’est la vie que peint Michaela Gerlaud, dans la somptuosité des couleurs et la rigueur du trait ; c’est un monde où on voudrait se glisser mais seulement si on le mérite. » S’alternent séances de travail et expositions…

Son art est apprécié de collectionneurs internationaux. Elle obtient la distinction Grande Finale Portrait au 41ème Grand Prix International de Peinture de Deauville en 1990. D’heureuses rencontres l’encouragent dans la voie qu’elle s’est tracée, telle celle avec le regretté éditeur Georges Dargaud qui exprimera son émerveillement « de voir naître un jeune talent dont les couleurs décrivent la nature comme elle la respire…». La Société Internationale des Beaux Arts (SIBA), le Salon d’Automne, des Artistes Français, la nomment Sociétaire. Des fameux Salons parisiens, elle est invitée à exposer à Tokyo, Hong-Kong ou encore Taiwan aux côtés de grands noms de la peinture figurative contemporaine tels André Brasilier, Jean-Pierre Cassigneul ou Alain Bonnefoit.

En 1991, la Fédération Nationale de la Culture Française (FNCF) lui décerne la Médaille d’Or avec rosette pour son œuvre.

 

La promotion du Patrimoine Artistique Français

En 1990, forte de son expérience artistique internationale, elle multiplie les contacts et comprend la nécessité de promouvoir la jeune peinture française. Sous le patronage de Michel-Henry, elle crée avec leur ami peintre allemand, Jürgen Reinhardt, l’Association pour la Promotion du Patrimoine Artistique Français (APPAF). Maîtres contemporains et jeunes talents prometteurs sont invités à exposer dans les salons du Centre Arturo Lopez à Neuilly-sur-Seine. Cette première exposition de l’APPAF, placée sous le haut patronage du député-maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy, inaugurée par Mme Bernadette Chirac sera largement couverte par la presse spécialisée, telle Actualités des Arts ou Arts Actualités Magazine. En septembre, elle organise « L’art contemporain France-USA », jumelage franco-américain à la Galerie Lammelin à Paris.

En octobre de cette année 1991, l’APPAF crée un « incident international », d’après le Washington Post, premier quotidien de la capitale fédérale, en exposant 650 artistes français à la Maison Française, dans les jardins de l’Ambassade de France. Placé sous le haut patronage de Mme Charles de Gaulle et de son Excellence M. Jacques Andréani, Ambassadeur de France aux États-Unis, le Salon France-America aura un succès retentissant aux USA et en France. Le magazine Actualité des Arts lui consacrera 3 pages. Puis c’est le Salon France-Chicago 92, dans le superbe Palace The Palmer House, jumelé avec des conférences au David and Alfred Smart Museum, ou encore au célèbre Art Institute of Chicago.

 

« Le poids des mots, le choc des photos »

Elle parcourt l’Europe et le continent américain, œuvrant pour la promotion de la peinture française, et n’a plus guère le temps de se consacrer à ses propres créations. En 1993, elle éprouve le besoin de se ressourcer et s’isole en Bourgogne dans la propriété familiale. Les sens toujours à fleur de peau, elle y apprécie la liberté de retrouver la nature. Dans le calme de son atelier, elle peint des toiles champêtres et colorées et travaille sur les contrastes d’ombre et de lumière. En 1997, un couple d'amateurs d’art vont la soustraire à son introspection avec une exposition dans le cadre raffiné du « Lion d’Or » près de Sancerre. L’exposition « Intérieurs et portraits » séduit les amateurs d’art et la presse. «De son passé de mannequin et de styliste, Michaela Gerlaud a gardé un goût sûr de l’esthétique et un souci du détail qui, ajoutés à un trait sensuel et élégant, constituent sa marque de fabrique, sa griffe, pour parler haute couture... ». Commente le journaliste Michel Tolleron.

En 2003, elle subit un événement dramatique qui révèle sa bipolarité. Elle est amenée à vivre des « montagnes russes », alternant ainsi phases de dépression et phases « hautes » qui potentialisent sa créativé. Elle a dû accepter cette réalité d’avoir rejoint le club des bipolaires, celui des grands artistes tant aimés tels Vincent Van Gogh, Monet, Matisse ou encore Yves Saint Laurent entre autres...

Toujours passionnée par l’image, elle a fait sienne l’ancienne devise de Paris-Match « le poids des mots, le choc des photos ». Parallèlement à la peinture elle œuvre, pendant 8 années pour la Mission Communication de la Centrale Nucléaire EDF de Belleville sur Loire, dans le Cher. Michaela crée des affiches et des guides, dont « Le guide des bonnes adresses 2006 » mis en ligne sur Internet avec les compliments de la Direction nationale d’EDF.

 

Des portraits d'après Nature

En 2011, elle rejoint la Bresse pour se rapprocher de sa sœur. Elle participe tous les vendredis après-midi à l’atelier d'art singulier « Clins d’œil », où elle a découvert la pratique de la peinture acrylique. A partir des couleurs primaires elle fabrique ses couleurs. Elle réalise, dans son atelier de Druillat (à 1 h de Lyon ou Genève), des portraits à l’acrylique, inspirés par la mode et la publicité, sur des toiles au format carré. Michaela a participé aux expositions Art Bis 2013 et 2014 à H2M-Hôtel Marron de Meillonnas à Bourg-en-Bresse. Puis, la Galerie Dingues d'Art à Journans (01) l'accueille pour une exposition personnelle en septembre 2014, saluée par la presse régionale. Du 15 septembre au 3 octobre 2015, l'espace culturel Leclerc au Cap Emeraude à Bourg-en-Bresse l'invite pour une exposition rétrospective d'une trentaine de toiles selon 3 thèmes : un air d'été, en action et cool attitude. En septembre 2016, une expo en binôme avec le photographe Christophe Genaudy à l'espace culturel Leclerc . En janvier 2018 elle accroche aux cimaises de La Buvette à Bourg une exposition rétrospective. Elle participe depuis 2014 aux Salons ArtCité Bourg. En avril 2019 elle expose au 15ème Salon des Arts d'Ambronay.